Ca y est, c’est officiel ! Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique commercial est interdit en France. C’est valable pour tous les secteurs d’activité, pas d’exception. Voilà qui change la donne pour les entreprises qui comptaient encore sur l’appel à froid. Il faut maintenant repenser la stratégie de génération de leads autour du consentement explicite, et on ne va pas s’en plaindre : fini la prospection non sollicitée, bonjour les leads qualifiés !
Loi anti-démarchage : enfin du nouveau
Jusqu’à présent, le système reposait sur l’opposition. Un consommateur devait s’inscrire sur Bloctel pour ne plus être appelé, et les entreprises non concernées par cette liste pouvaient démarcher librement, dans le respect des horaires légaux.Avec la loi anti démarchage du 11 août 2026, c’est l’inverse. Une entreprise ne peut plus appeler un particulier à des fins commerciales que dans deux cas précis :
- si l’appel concerne un contrat déjà signé ;
- la prospection pour la vente de journaux ou périodiques (dérogation ;
- lorsque le consommateur a donné son accord préalable, libre, spécifique et éclairé.
Secteurs d’activité des entreprises : qui est réellement concerné par cette interdiction ?
Le texte de loi anti démarchage vise le démarchage de consommateurs particuliers. Cela concerne tous les secteurs d’activité confondus : énergie, immobilier, assurances, etc.
Par contre, les relations entre professionnels (BtoB) ne relèvent pas du même cadre. Cela ne dispense toutefois pas les acteurs qui achètent ou revendent des contacts destinés à une prospection téléphonique de particuliers (notamment dans l’habitat, l’énergie ou l’assurance), de revoir entièrement leurs circuits de collecte de consentement.
Génération de leads par téléphone : que risque une entreprise qui ne se conforme pas à la règle ?
Si vous pensiez pouvoir contourner facilement la loi, il va falloir revoir votre copie. Les sanctions sont significatives. L’amende administrative peut par exemple atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. C’est dissuasif ! Tout contrat conclu à la suite d’un démarchage non conforme est frappé de nullité. Lorsque l’infraction s’accompagne d’un abus de faiblesse, les peines grimpent à cinq ans d’emprisonnement et 500 000 € d’amende. Le montant peut être porté à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel de l’entreprise.
Concernant la génération de leads et la prospection par téléphone, la charge de la preuve pèse sur le professionnel. C’est bien à lui de démontrer qu’il disposait bien du consentement requis. Il faut donc pouvoir soigneusement le conserver. Le recueil et la conservation de ce consentement impliquent un traitement de données personnelles, ce qui expose également les entreprises à un contrôle de la CNIL au titre du RGPD (en parallèle d’une éventuelle procédure de la DGCCRF).
Comment continuer vers une génération de leads qualifiés sans démarchage à froid ?
Pour que les choses soient bien claires, cette réforme ne condamne pas l’acquisition téléphonique de clients. C’est vraiment plutôt la forme du consentement qui fait la différence. Celui ci peut être recueilli lors d’un achat, d’une visite en point de vente ou (et c’est le cas qui concerne la majorité des entreprises) via un formulaire en ligne qui précise clairement la nature des sollicitations acceptées.
Chez Edilead, c’est précisément sur ce modèle que nous appuyons notre génération de leads depuis 2016. Les contacts issus d’un intérêt exprimé en amont sont collectés dans le respect du RGPD. Ils sont transmis avec les données nécessaires pour justifier ce consentement.
Et les résultats suivent ! Un acteur national de l’habitat a ainsi vu son taux de rendez-vous progresser de 15 points en travaillant sur la qualité de ses leads plutôt que sur le volume d’appels sortants.
Génération de leads : anticiper plutôt que subir
Les entreprises qui dépendaient largement du cold calling pour alimenter leur pipeline commercial doivent désormais consolider leurs canaux d’acquisition inbound : formulaires qualifiants, campagnes SEA et Social Ads ciblées, achat de leads (déjà consentis bien sur…). Cela favorise à moyen terme des taux de transformation plus élevés. La raison est simple : le contact a déjà manifesté un intérêt avant d’être sollicité.
Chez Edilead, cette exigence de consentement fait partie de notre méthodologie depuis 2016, quel que soit le secteur d’activité. Nos clients dans l’immobilier ont par exemple constaté +8 points de taux de rendez-vous et +60 % de leads supplémentaires. Cette approche s’accompagne d’une facturation à la performance et d’un accompagnement personnalisé, pensés pour transformer une contrainte réglementaire en véritable levier de croissance.
Vous souhaitez repenser votre stratégie d’acquisition autour du consentement ? Ce n’est plus une option, c’est une obligation ! Contactez-nous pour plus d’informations.



